Le Maroc se développe. Mais pour qui ?
Et si les MRE devenaient les investisseurs du bien commun ? Il existe aujourd’hui deux Maroc. Le premier est spectaculaire. C’est celui que l’on montre dans les salons internationaux, aux investisseurs, aux touristes et aux délégations étrangères : Tanger Med, le TGV, l’industrie automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables, les grands projets urbains, les nouvelles infrastructures, les préparatifs du Mondial 2030. Ce Maroc-là avance vite. Puis il existe un autre Maroc. Celui des hôpitaux sous tension. Celui des jeunes qui cherchent un emploi malgré leurs diplômes. Celui des territoires où les services publics paraissent parfois appartenir à une autre époque. Celui de familles qui continuent à considérer l’Europe comme une porte de sortie. Celui, enfin, d’une partie de la jeunesse qui a crié avec GenZ 212 : santé, éducation, emploi, dignité. Ces deux Maroc existent simultanément. Et c’est précisément là que commence le problème. La question n’est plus : «...